09:47, je charge le sable de Copenhague sur mon Actros. Le camion, il respire à peine sous 18 tonnes de matière granuleuse qui sent vaguement l’iode. Les Suédois attendent à Helsingborg comme si de rien n’était, probablement pour construire quelque chose d’inutile.
La route se déroule en ligne droite, 137 km de monotonie bénédictine. Mon Actros tient le cap sans réclamer. Deux cafés à une station, un sandwich qui goûtait le carton humide, et voilà tout ce qui s’est passé de notable. Même pas un contrôle.
Arrivée à Helsingborg vers 14:15, déchargement sans drame. 1451 euros pour cette balade, ce n’est pas mal pour une journée où l’événement majeur reste ce sandwich. Mon camion, il a fait son travail en silence. C’est ça, le professionnalisme routier.
