J’ai chargé 11 palettes d’équipements informatiques à Sassari sous un soleil qui tapait déjà fort en fin de matinée. Le Volvo FH 2024, lui, il avait l’air content : il aime bien ces trajets méditerranéens où l’air sent l’eucalyptus et la poussière de route. 354 km d’une trajectoire presque linéaire, pas compliquée, juste ces virages de montagne qui commencent vraiment à partir de la Catalogne. J’ai roulé tranquille, en écoutant la radio locale jusqu’à la frontière.

Le vrai moment, c’était vers 16:45, quand ce camion a décidé que la pente vers Andorre méritait le respect. Pas de drame, mais ce genre de passage où tu sens que ton moteur bosse pour de bon, où la climatisation ne suffira jamais tout à fait. Les 11 893 euros de facture, c’est correct pour ce boulot : pas trop serré, pas trop généreux. Ce genre de course c’est le pain quotidien, le travail qui paie les factures sans te donner de quoi crier victoire.

J’ai livré vers 19:30 dans une zone industrielle calme, les mecs de l’entrepôt ont déchargé vite. Mon Volvo FH ronronnait en attente, moteur au repos, et moi j’ai savouré ce moment où le travail s’arrête, où les palettes changent de mains. Pas d’histoires, pas de retard, juste une journée de boulot bien faite. La route était claire, le moteur content. C’est ça qui me plaît.

— Tonton Gzav