Sassari, c’est pas la porte à côté, mais quand tu commences à connaître les routes, ça devient presque prévisible. J’ai chargé les équipements informatiques vers 15:21, des trucs légers mais encombrants, le genre de cargo qui prend de la place pour rien. Mon Volvo FH 2024, il s’en fichait royalement — ce camion, il avale les kilomètres sans faire d’histoires. Les 354 km jusqu’à Andorra, je les connais suffisamment maintenant pour ne plus compter vraiment.

La route m’a laissé du temps pour penser à des trucs inutiles, comme pourquoi on paie 7578 euros pour transporter des boîtes qui auraient pu tenir dans un monospace. Mais bon, c’est comme ça que ça marche chez Alpine Transports. Je me suis arrêté une fois, juste une vraie pause, pas pour flâner. Le temps était correct, ni pluie ni grand soleil, ce genre de jour où on avance sans se plaindre.

L’arrivée à Andorra s’est faite sans surprise particulière — rien de dramatique, rien de glorieux non plus. J’ai déchargé ces équipements informatiques dans une zone logistique qui ressemblait à toutes les autres, avec ses portes de quai et ses types qui font signe qu’on peut y aller. Mon camion a eu un petit repos bien mérité, et moi, j’ai noté le tout dans le carnet. C’est ça, le métier : du sérieux dans l’apparence, mais au fond, juste de la routine qui tourne rond.

— Tonton Gzav