Vlore à Cagliari, 361 kilomètres d’Adriatique puis de Méditerranée, avec des vans qui pesaient leur poids en silence. Je suis parti l’après-midi, vers 15:21, quand le soleil albanais commençait déjà à faire ses calculs pour la descente. Ce camion, mon Volvo FH 2024, il connaît ce trajet maintenant—pas comme moi les 1ères fois, quand je me demandais si on allait vraiment tenir sur ces routes côtières. Mais non, il tient. Il ronronne même, le bougre.
La traversée de la Grèce m’a habitué à pire. Les vans de Vlore, eux, ne se plaignaient pas—eux, au moins. Je les ai calés correctement, vérifiés 2 fois, parce que 7501 euros ça ne se jette pas par-dessus bord en prenant un virage trop sec. L’aire de Patras m’a laissé souffler 45 minutes. Un café qui ressemblait à du café. Les routiers là-bas commencent à me reconnaître, ce qui n’est ni bon ni mauvais, c’est juste le métier qui tourne.
Cagliari m’attendait le lendemain matin, sans surprise. J’ai livré mes vans, papiers en ordre, poids conforme, timing tenu. Le Volvo s’est rangé comme il faut. En roulant vers l’italie pour la suite, j’ai songé que cette ligne Vlore-Cagliari, finalement, elle n’était pas si mal. Pas glorieuse, mais honnête. Comme le boulot, quoi.
