J’ai quitté Huelva à 20:25 avec mon Actros chargé de conserves de sardines. Le camion, il avait l’air content du voyage, moteur régulier, pas de toux. À la sortie de la ville, j’ai croisé 3 autres routiers qui m’ont fait un appel de phares, sans doute pour me prévenir d’un contrôle fantôme. Il n’y avait rien, juste une aire vide et 2 mecs qui dormaient dans une Renault Master.
La route vers Cordoue s’est déroulée comme prévu : 300 km de ligne droite, quelques virages paresseux, une station essence où le cafetier m’a vendu du café froid en me disant « c’est meilleur pour la concentration ». Le camion a consommé ses 45 litres de gazole sans histoire. Vers 4 heures du matin, j’ai entendu un bruit bizarre du côté droit, genre un frottement métallique, mais c’était juste une bâche mal serrée qui claquait. Rien de grave.
Arrivée à Cordoue à 06:15, piles à l’heure. L’entrepôt était déjà ouvert, les mecs de la décharge avaient l’air irrités par l’heure matinale. Ils ont descellé les 12 palettes de sardines sans commentaire, moi j’ai rempli le papier et signé pour 9971 euros. C’est pas fortune, mais c’est honnête. Le camion, lui, a attendu sagement le retour. On repart demain.
