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LE SIMRACING, C’EST QUOI ?

Définition

Le simracing est la contraction des mots « simulation » et « racing ».

Selon le petit Robert, « simulation » est la représentation simulée d’un fonctionnement ou d’un processus, super…

Et simuler alors ? Selon le CNRTL, simuler (sans tromperie) signifie :

Représenter artificiellement le fonctionnement réel d’un appareil, d’une machine, d’un système, d’un phénomène à l’aide d’une maquette ou d’un programme informatique.

Ah là, on commence à être pas mal.

On pourrait même l’adapter avec notre second mot « racing » en quelque chose comme :

Représenter artificiellement le fonctionnement réel des courses automobiles.

Cette définition me convient, pas vous ? C’est possible. Alors allons plus loin.

Dérision ? (pour les profanes et les sceptiques)

Quel simracer n’a pas entendu l’une de ces phrases de la part de ses proches :

Encore avec ton joujou ? — Tu vas jouer aux p’tites voitures ? — Mais arrête avec ton jeu ! — …

Et bien je dis NON ! NON ! et NON ! Le simracing est basé sur des jeux vidéos certes mais ça va beaucoup plus loin que ça. Je rappelle qu’en simracing, on cherche à reproduire le fonctionnement réel des courses automobiles.
Je rentre dans le détail dans les sections suivantes mais le simracing est un loisir complet si on le souhaite :

  • La composition de votre matériel de simulation (châssis, vérins, volant, leviers de vitesses, boutons, tableaux de bord, écrans de télémétrie, pédaliers, frein à main, …),
  • La conception de certains éléments en DIY (détourner un steptronic d’une voiture réelle pour l’intégrer dans votre simulateur, …),
  • La participation à des courses et championnats « amicaux » organisés jusqu’à l’esport (développé plus loin),
  • La préparation et l’entrainement, seul ou en équipe,megasim viper
  • La collecte et l’analyse des données de télémétrie,
  • Le réglage de votre automobile virtuelle pour obtenir les meilleures performances,
  • L’adrénaline que procure chaque départ de course,
  • La gestion de votre « carrière » au travers de statistiques avancées et suivi de progression,

Tout existe pour que le simracing ressemble à s’y méprendre aux courses automobiles réelles, les risques et les coûts en moins. Un setup peut démarrer (hors ordinateur et écran) à quelques dizaines d’euros jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Les bases

Le simracing repose sur un type de « jeu vidéo » catégorisé en « simulation ». L’objectif principal de ces simulations et du simracing est de reproduire le plus fidèlement possible le comportement des automobiles de compétition. Pour ce faire, ces simulations se basent sur un système de gestion plus ou moins poussé. Ce système de gestion peut inclure celles des pneumatiques, des suspensions, des transmissions,  du transfert de charge et bien d’autres.

De la manette type console de jeux jusqu’au châssis monté sur vérins hydrauliques, le simracer est équipé généralement de périphériques.
Manette Console Racing HKSN’ayant pas joué à la manette depuis plus de 15 ans, je n’évoquerai que ce que je connais.
Grâce aux périphériques, le système de gestion communique de façon bidirectionnelle avec le « simracer »:

  • Le simracer envoie des ordres à la simulation grâce à ses périphériques (accélérateur, frein, volant, …)
  • La simulation renvoie aux périphériques du « simracer » le résultat de ses actions (images, vibrations, …)

Prenons un exemple qui se réalise en une fraction de seconde, lors d’un freinage :

En bout de ligne droite, le « simracer » lâche l’accélérateur pour venir écraser le frein. La simulation va alors traduire cette action en modifiant les images à l’écran (mouvement d’assiette négatif, la voiture tangue vers l’avant). Elle va également envoyer de l’information aux périphériques du simracer. La direction va se raidir et paraître plus lourde pour simuler le transfert de charge avant.

 

L’Esport

Prononcé « Ispor » et signifiant Sport Electronique, l’Esport est défini comme la pratique du jeu vidéo en mode compétitif. Si la plupart des jeux vidéos connus pour leur dimension Esport ne sont pas des simulations automobiles mais plutôt des jeux de stratégie ou de tir, la tendance évolue grandement ces derniers temps. De plus en plus de pilotes réels pratiquent la simulation en entrainement. Bon nombre de médias émergent: chaînes Youtube, Twitch et se consacrent à ce phénomène. Désormais des « cash prize » (200 000€ pour la dernière Porsche Esport supercup par exemple) et des sponsors gravitent autour du simracing. En cette période d’annulations d’événements, il a même été organisé les 24h du mans virtuelles grâce au simracing aux dates où étaient prévues les 24h réelles. Les 13 et 14 juin 2020, les 24h du mans, c’est en virtuel et sur France TV, Eurosport, ESPN…

 

En simracing, la notion de compétition est à la base du concept de simulation automobile. Qui d’entre vous pratique une simulation et peut prendre le temps de compter les brins d’herbe qui se trouvent sur le bord du circuit ?

Alors qu’est-ce que l’Esport en simracing ? Il s’agit de compétitions à tendance « élitiste » et visant à se faire rencontrer les simracers les plus rapides sur des compétitions toujours plus exigeantes.

Coupe de France Iracing monoplace 2020 Compétition Simracers vs Pilotes WTCR sur Raceroom
La préparation

La préparation des courses Esport (et toute course de simracing) ressemble grandement aux préparations des courses des plus grands champions de courses automobiles réelles. L’entraînement est le facteur clé de la réussite mais il est un des maillons de la chaîne.

Il existe de nombreuses façons de préparer ses courses (celles que je pratique, mais il y en a d’autres):

Les habitués peuvent être de très bons conseils, leur expérience est précieuse et échanger avec eux peut être source de progrès. Echangez avec eux !

Les simulations auto fournissent des données de télémétrie extrêmement poussées, il existe bon nombre de logiciels exploitant ces données. Analysez vos entraînements !

L’analyse des performances

Chacune des simulations du monde du simracing bénéficie d’un système de télémétrie. Grâce à un flot de données disponible et mis à jour plusieurs dizaines de fois par seconde, il est possible de les exploiter et de les enregistrer pour pouvoir les analyser.

Il existe de nombreuses solutions également utilisées dans le monde de la course automobile réelle comme Motec i2 pro (au centre). D’autres solutions telles que vTelemetry (à droite) ou Second Monitor (à gauche) font le même job. J’utilise cette dernière solution pour analyser mes sessions d’entraînement et ajuster les réglages de ma voiture.

second monitor motec i2 pro vtelemetry pro
Les courses et championnats

Il existe de nombreux supports, ligues, teams, forums et plateformes pour pouvoir se mesurer à des concurrents. Tout dépend de ce que vous recherchez dans le simracing. Je suis adhérent à la ligue RFRO depuis 2 ans maintenant. Cette ligue permet de participer à des courses « Open » (courses isolées) comme à des championnats (ensemble de courses et comptabilisation des points) sur les principales simulations du marché.

Les satisfactions

Comme dans tout loisir, le simracing peut offrir une multitude de satisfactions selon ce que l’on recherche :

  • Echanges divers avec les autres simracers et/ou bricoleurs DIY
  • Faire la rencontre de simracers aux parcours et expériences variés
  • La progression personnelle mesurée par les statistiques.

 

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